|
(1)
La communauté (au Pérou)
Si entre seulement
25 et 40% de la
population péruvienne vit à la campagne, les communautés regroupent
environ 40% des ruraux. Au-delà de ces statistiques, elles sont le
véritable poumon culturel du pays et représentent environ 27% de sa
production agricole. Elles existent sous
deux formes :
- la "comunidad campesina", qui se situe dans les Andes ou dans les zones côtières. Elle est souvent constituée par des paysans Quechuas. - la "comunidad nativa", qui se situe en Amazonie et est constituées majoritairement par les indigènes de la zone. Si quelques points de détails juridiques changent, ces communautés partagent des droits communs. Voici une liste succincte : - liberté d'organisation dans la mesure où le fonctionnement démocratique est assuré par la tenue régulière d'assemblées générales et l'élection d'une direction communale pour deux ans. - libre disposition des terres (sauf celles irriguées). - droit de rendre la justice dans le respect de la loi péruvienne. Cette limitation reste souvent théorique dans la mesure où l'Etat est très peu présent. Malgré tout, l'une des principales limites reste que les "comuneros" n'ont aucun droit sur le sous-sol de leur communauté. N'importe qui, peut ainsi demander une partie de sous-sol en concession et créer une mine. D'autre part, les réalités sont très différentes selon les communautés. Voir mes sujets sur le thème... Pour plus d'informations : Articles 88 et 89 de la constitution péruvienne. Petit résumé en Espagnol sur le site de l'Allpa |